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vendredi 22 février 2013

5 choses à savoir sur les éléphants



1. Le cerveau de l’éléphant pèse entre 4 et 6 kilos chez un mâle adulte. Il est logé dans un crâne qui pèse facilement 300 kilos. 

mardi 19 février 2013

SURVIE ET PROTECTION



La protection des éléphants est aujourd’hui une réalité. Leur extermination depuis les années 1930 a fait chuter leur nombre. Les éléphants d’Afrique étaient estimés à plus de 5 millions à cette date. Les estimations les plus optimistes parlent aujourd’hui de 500 000 éléphants au plus. Quant aux éléphants d’Asie, il n’en reste plus que 40 000. En 1900, leur nombre s’estimait à plus de 100 000. 
Comment en est t’on arrivé là en sachant que le seul prédateur naturel de l’éléphant est le lion en Afrique et le tigre en Asie, surtout si l’on sait que ceux-ci s’attaquent plutôt aux éléphanteaux. Exceptionnellement, un groupe de fauves peut s’en prendre à un jeune adulte.
 En réalité, et comme souvent hélas, l’homme est le principal responsable de cet état de fait. La chasse à l’éléphant a été très pratiquée dans les années 30 et 40, en premier lieu pour utiliser l’ivoire de leurs défenses. Le commerce d’ivoire a été intense pendant des décennies. Pour entretenir ce business, un braconnage massif a eu lieu surtout en Afrique pendant de longues années. L’ampleur des massacres a fini par émouvoir et scandaliser tous les amis de la nature. Il en est né la convention de Washington interdisant le commerce d’ivoire de défenses d’éléphants en 1989.  
D’autres contraintes humaines ont également contribué à décimer les populations d’éléphants. C’est le cas de la déforestation et des réductions de l’habitat naturel des animaux. Dans certains pays d’Asie, les forêts naturelles ont rétrécies de plus de 60%. En manque d’espace vital pour survivre à l’état sauvage, les éléphants ont commencé à disparaitre. Seuls les éléments domestiqués ont pu survivre durablement à cette situation. Pourtant, leur situation n’est pas plus enviable, car il s’agit de véritables bêtes de somme. Souvent victimes de mauvais traitement, ils sont beaucoup utilisés dans les exploitations forestières pour transporter le bois coupé.
Les conflits d’intérêt entre l’homme et l’animal sont de plus en plus liés à la vie dans leur habitat commun. Par exemple en Asie, des personnes tuent des éléphants et des éléphants tuent des hommes. En Inde par exemple, on compte prés de 300 victimes d’éléphants sauvages chaque année. A cause de la déforestation, les ressources en végétation des habitats se réduisent. Dans leur quête de nourriture, les éléphants contribuent à détruire le peu qui reste, voire les cultures vivrières des populations humaines. En réaction, les populations s’en prennent aux grands pachydermes : ils sont héla abattus. Par la suite, le reste de la troupe tend à développer un comportement agressif vis-à-vis de l’homme à la moindre occasion.
C’est désormais une espèce protégée, vivant dans certains sanctuaires comme c’est le cas au Park Kruger en Afrique du Sud. La chasse et l’abattage sont strictement encadrés, souvent pour des besoins de préservation des écosystèmes. En effet, dans certaines régions, les programmes de protection ont si bien réussis qu’on assiste à un surpeuplement.

lundi 18 février 2013

MUSTH



Le musth est un phénomène biologique propre à l’éléphant. Le mot, qui vient du persan, est utilisé en Inde pour caractériser le comportement de l’éléphant mâle durant la période de reproduction.
Le phénomène est déclenché par la glande temporale des éléphants mâles. La glande située entre l’œil et l’oreille libère des secrétions noirâtres faites de frontaline. Le musth entraine chez un éléphant un intense état d’excitation. On a pu mesurer une augmentation du taux de testostérone, jusqu’à plus de 50 fois qu’en période normale.
Il se produit périodiquement, soit une à deux fois dans l’année. La durée et l’intensité du musth est lié à l’âge de l’animal. Si pour les jeunes males, le musth ne dure que quelques jours, il peut aller jusqu’à quatre mois pour les grands males. C’est donc un révélateur du statut social de l’animal au sein du territoire et de la communauté.
Les animaux deviennent très agités. Certains sont agressifs et se livrent parfois à de rudes combats. Ainsi, c’est également l’occasion d’établir une hiérarchie entre les males.
Le phénomène est plus documenté chez l’éléphant d’Asie, notamment avec les animaux vivant en captivité. En période de musth, il est difficile de les contrôler et il n’est pas rare que des animaux domestiqués attaquent et tuent leur maitre dans des accès de violence inouïe. Pour éviter les incidents, il est d’usage de les maintenir solidement attachés tout au long du musth. Ils ne travaillent pas durant toute cette période et font l’objet d’une surveillance attentive.


dimanche 17 février 2013

Les défenses de l’éléphant



Les défenses sont en réalité des incisives supérieures très allongées.  Elles sont directement implantées dans le crane de l’animal, ce qui explique qu’on ne peut les extraire qu’en tuant l’animal. Les défenses grandissent tout au long de la vie de l’éléphant. Chaque défense croit en moyenne de 15 cm par an.
Chez l’éléphant, les défenses servent pour de nombreux usages. Les défenses peuvent servir d’armes puissantes et dévastatrices pour attaquer ou se défendre. Ce sont également des outils qui aident à retourner le sol pour trouver des racines tendres et des tubercules. On considère aussi qu’elles servent comme attribut sexuel.
Un constat surprenant a montré que chez les éléphants d’Asie, la moitié des mâles n’ont pas de défenses. Quant aux femelles, elles en sont complètement dépourvues.
L’ivoire qui constitue les défenses des éléphants a fait tout leur malheur. Cette matière très chère et recherchée est l’objet d’un trafic intense, car son commerce international est interdit. Depuis longtemps, les éléphants d’Afrique ont été massacrés pour leurs défenses. Les mâles d’Afrique ont les plus longues défenses. Une défense peut peser jusqu’à 50 kilos.
Quant aux autres dents des éléphants, elles se composent d’émail et d’ivoire. Des crêtes transversales tapissent toute la couronne de la dent d’éléphant. Comme les éléphants n’ont pas de canine, une barre sépare les molaires des incisives. L’éléphant n’a pas d’incisive sur sa mâchoire inférieure : rappelez-vous, celles de sa mâchoire supérieure vont constituer ses défenses.

vendredi 15 février 2013

Les éléphants dans l’Histoire


L’ancêtre le plus lointain-connu-de l’éléphant moderne est le Moeritherium. Cet animal est apparu il y a plus de 36 millions d’années. Pas très grand, il mesurait environ 2 mètres de long. Le Moeritherium n’avait pas de défenses et disposait d’une trompe de tapir.
Plus tard, il y a de cela 25 millions d’années, apparaissent les Mastodontes. A leur époque, on les retrouve principalement en Europe et en Asie. Le Mastodonte était très grand. Son épaisse toison était faite de longs poils. Ses défenses étaient immensément longues et étaient très recourbées.
L’ancêtre de l’éléphant moderne le plus populaire est le Mammouth. Rendu célèbre à travers la télé et les films de cinéma, il apparait en Afrique et se distingue par ses défenses impressionnantes. Celles-ci pouvaient mesurer plus de 3 m de long. Beaucoup plus grand que le Mastodonte, il pouvait mesurer plus de 4 mètres de hauteur. Le Mammouth avait une bosse – en fait, sa réserve de graisse- sur le dos.
Leurs représentations sur les murs des grottes montrent qu’ils furent contemporains de l’homme préhistorique. Ce dernier les chassait pour se nourrir de sa chair et se vêtir de sa fourrure épaisse. Quant aux défenses, elles servaient à la fabrication d’objets d’usage quotidien tels que des parures, des bols, etc.
Plus tard, les éléphants furent domestiqués par l’homme. Ainsi, ils sont utilisés dans les guerres par les Perses notamment avec Xerxès et les Romains. De même, les armées d’Hannibal, roi de Carthage, utilisaient des éléphants pour la guerre. Il sert également pour la chasse, notamment en Inde pour la chasse aux tigres des Maharadjahs. Aujourd’hui encore, l’éléphant d’Asie est utilisé pour des taches qui exigent sa force sans commune mesure.
Si les éléphants sont aujourd’hui menacés, cela est dû essentiellement au commerce de leurs défenses. Celles-ci sont en ivoire et font l’objet d’un trafic malgré l’interdiction de la vente au niveau mondial. Des contrebandiers et des braconniers sans scrupules continuent de menacer l’existence de cet animal imposant.

jeudi 14 février 2013

Les célébrations et marques de joie chez les éléphants



Les éléphants expriment souvent ce qui peut seulement être décrit comme des manifestations de joie dans de nombreuses facettes de leur vie. En raison de notre manque de connaissance sur leurs expressions, seules les manifestations les plus visibles et les plus communes peuvent être partiellement compris. Certaines situations dans lesquelles les éléphants montrent une joie explicite sont lors de la salutation d'un ami ou d’un membre du groupe (voire même un homme), après la naissance d'un éléphanteau ou encore lors des jeux.
En général, cette expression de joie se déroule sous la forme d'une cérémonie d'accueil. Évidemment, il y a d'autres aspects de cette cérémonie qui ne sont pas bien identifiés, mais la joie est l'un des facteurs les plus dominants. Lorsque les membres d’un groupe ou des amis se rencontrent, on a pu observer qu’ils peuvent être – collectivement-  impliqués dans une réunion joyeuse.
Ceci est habituellement observé lorsqu'un ami ou un membre de la troupe a été absent pendant une longue période. Quand ce membre revient, un accueil incroyable se produit. Au cours de cette séance de salutations, les éléphants lui tournent.  Avec la tête haute et des battements d’oreilles, ils remplissent l'air avec une symphonie de grondements, de hurlements et des barrissements.

De nombreux témoignages sont enregistrés sur les faits que les éléphants interagissent avec leur environnement et participent à des jeux de lancer d’objets, de torsion, et d’autres interactions selon les caractéristiques de ces objets. En règle générale, les éléphants commencent une de leurs sessions de jeux par des petits barrissements.  De même, les éléphants peuvent se livrer autant à des jeux solitaires qu’à des jeux en groupe.
En règle générale, chez de nombreuses espèces animales, ce comportement vis-à-vis du jeu est limité aux animaux de bas âges qui passent par une phase de croissance. Celle-ci implique une flexibilité de comportement pour les préparer à survivre dans le monde. Pourtant, chez les éléphants, ce type de jeu implique autant les éléphants jeunes que les vieux : tous agissent dans des expressions de leur personnalité qui passe par l’amusement.