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jeudi 21 février 2013

vie sociale de l'éléphant



Les troupeaux d’éléphants vivent selon une organisation sociale qui détermine rôle et place pour chaque membre. Leur société est matriarcale. Auparavant, on a pu recenser des troupeaux d’éléphants comptant prés de 100 membres. 

De nos jours, les groupes sont constitués d’environ 20 à 30 membres. L’éléphant a un caractère très sociable par nature. Il est très attaché à son troupeau d’origine. L’isolement forcé peut l’angoisser et le rend agressif, voire dépressif.
Dans les troupeaux, on retrouve les femelles et les éléphanteaux mâles n’ayant pas encore atteint leur maturité sexuelle. Un fois cela fait,  c'est-à-dire à partir de 10 ans, les éléphanteaux mâles quittent le groupe. Ils vivent seuls et s’allient à d’autres jeunes mâles au gré de leurs déplacements. Ces alliances sont souvent informelles et provisoires. 

De cette étape, les mâles gardent leur caractère indépendant et solitaire. Au contraire des mâles, les femelles gardent des rapports étroits au sein du troupeau tout au long de leur vie.

Au sein du groupe, les éléphanteaux se sentent en sécurité et passent le plus clair de leur temps à jouer. Ils se bousculent, testent leurs forces, dans la plus grande insouciance parfois jusqu’à 5 ans. La gestion des éléphanteaux incombe au troupeau qui veille collectivement sur eux. Chaque bébé est pris en compte par les autres membres du groupe. Ainsi, l’orphelin qui perd sa mère est adopté par une autre femelle du groupe.

Le cri de l’éléphant est le barrissement. Le pachyderme grogne également. La portée des infrasons des grognements peut être de 20 kms. C’est un moyen de communication au sein du groupe, mais aussi avec les autres troupeaux.

mardi 19 février 2013

SURVIE ET PROTECTION



La protection des éléphants est aujourd’hui une réalité. Leur extermination depuis les années 1930 a fait chuter leur nombre. Les éléphants d’Afrique étaient estimés à plus de 5 millions à cette date. Les estimations les plus optimistes parlent aujourd’hui de 500 000 éléphants au plus. Quant aux éléphants d’Asie, il n’en reste plus que 40 000. En 1900, leur nombre s’estimait à plus de 100 000. 
Comment en est t’on arrivé là en sachant que le seul prédateur naturel de l’éléphant est le lion en Afrique et le tigre en Asie, surtout si l’on sait que ceux-ci s’attaquent plutôt aux éléphanteaux. Exceptionnellement, un groupe de fauves peut s’en prendre à un jeune adulte.
 En réalité, et comme souvent hélas, l’homme est le principal responsable de cet état de fait. La chasse à l’éléphant a été très pratiquée dans les années 30 et 40, en premier lieu pour utiliser l’ivoire de leurs défenses. Le commerce d’ivoire a été intense pendant des décennies. Pour entretenir ce business, un braconnage massif a eu lieu surtout en Afrique pendant de longues années. L’ampleur des massacres a fini par émouvoir et scandaliser tous les amis de la nature. Il en est né la convention de Washington interdisant le commerce d’ivoire de défenses d’éléphants en 1989.  
D’autres contraintes humaines ont également contribué à décimer les populations d’éléphants. C’est le cas de la déforestation et des réductions de l’habitat naturel des animaux. Dans certains pays d’Asie, les forêts naturelles ont rétrécies de plus de 60%. En manque d’espace vital pour survivre à l’état sauvage, les éléphants ont commencé à disparaitre. Seuls les éléments domestiqués ont pu survivre durablement à cette situation. Pourtant, leur situation n’est pas plus enviable, car il s’agit de véritables bêtes de somme. Souvent victimes de mauvais traitement, ils sont beaucoup utilisés dans les exploitations forestières pour transporter le bois coupé.
Les conflits d’intérêt entre l’homme et l’animal sont de plus en plus liés à la vie dans leur habitat commun. Par exemple en Asie, des personnes tuent des éléphants et des éléphants tuent des hommes. En Inde par exemple, on compte prés de 300 victimes d’éléphants sauvages chaque année. A cause de la déforestation, les ressources en végétation des habitats se réduisent. Dans leur quête de nourriture, les éléphants contribuent à détruire le peu qui reste, voire les cultures vivrières des populations humaines. En réaction, les populations s’en prennent aux grands pachydermes : ils sont héla abattus. Par la suite, le reste de la troupe tend à développer un comportement agressif vis-à-vis de l’homme à la moindre occasion.
C’est désormais une espèce protégée, vivant dans certains sanctuaires comme c’est le cas au Park Kruger en Afrique du Sud. La chasse et l’abattage sont strictement encadrés, souvent pour des besoins de préservation des écosystèmes. En effet, dans certaines régions, les programmes de protection ont si bien réussis qu’on assiste à un surpeuplement.

lundi 18 février 2013

MUSTH



Le musth est un phénomène biologique propre à l’éléphant. Le mot, qui vient du persan, est utilisé en Inde pour caractériser le comportement de l’éléphant mâle durant la période de reproduction.
Le phénomène est déclenché par la glande temporale des éléphants mâles. La glande située entre l’œil et l’oreille libère des secrétions noirâtres faites de frontaline. Le musth entraine chez un éléphant un intense état d’excitation. On a pu mesurer une augmentation du taux de testostérone, jusqu’à plus de 50 fois qu’en période normale.
Il se produit périodiquement, soit une à deux fois dans l’année. La durée et l’intensité du musth est lié à l’âge de l’animal. Si pour les jeunes males, le musth ne dure que quelques jours, il peut aller jusqu’à quatre mois pour les grands males. C’est donc un révélateur du statut social de l’animal au sein du territoire et de la communauté.
Les animaux deviennent très agités. Certains sont agressifs et se livrent parfois à de rudes combats. Ainsi, c’est également l’occasion d’établir une hiérarchie entre les males.
Le phénomène est plus documenté chez l’éléphant d’Asie, notamment avec les animaux vivant en captivité. En période de musth, il est difficile de les contrôler et il n’est pas rare que des animaux domestiqués attaquent et tuent leur maitre dans des accès de violence inouïe. Pour éviter les incidents, il est d’usage de les maintenir solidement attachés tout au long du musth. Ils ne travaillent pas durant toute cette période et font l’objet d’une surveillance attentive.


dimanche 17 février 2013

Les défenses de l’éléphant



Les défenses sont en réalité des incisives supérieures très allongées.  Elles sont directement implantées dans le crane de l’animal, ce qui explique qu’on ne peut les extraire qu’en tuant l’animal. Les défenses grandissent tout au long de la vie de l’éléphant. Chaque défense croit en moyenne de 15 cm par an.
Chez l’éléphant, les défenses servent pour de nombreux usages. Les défenses peuvent servir d’armes puissantes et dévastatrices pour attaquer ou se défendre. Ce sont également des outils qui aident à retourner le sol pour trouver des racines tendres et des tubercules. On considère aussi qu’elles servent comme attribut sexuel.
Un constat surprenant a montré que chez les éléphants d’Asie, la moitié des mâles n’ont pas de défenses. Quant aux femelles, elles en sont complètement dépourvues.
L’ivoire qui constitue les défenses des éléphants a fait tout leur malheur. Cette matière très chère et recherchée est l’objet d’un trafic intense, car son commerce international est interdit. Depuis longtemps, les éléphants d’Afrique ont été massacrés pour leurs défenses. Les mâles d’Afrique ont les plus longues défenses. Une défense peut peser jusqu’à 50 kilos.
Quant aux autres dents des éléphants, elles se composent d’émail et d’ivoire. Des crêtes transversales tapissent toute la couronne de la dent d’éléphant. Comme les éléphants n’ont pas de canine, une barre sépare les molaires des incisives. L’éléphant n’a pas d’incisive sur sa mâchoire inférieure : rappelez-vous, celles de sa mâchoire supérieure vont constituer ses défenses.

mardi 12 février 2013

L’éléphant, un animal super intelligent ?



Sans ambigüité, OUI ! C’est bien le cas. Alors que le cerveau de l'éléphant est le plus grand en taille parmi les mammifères terrestres, il n'occupe en réalité qu'une petite zone à l'arrière du crâne. Toutefois, en proportion à la taille du corps, le cerveau de l’éléphant est plus petit que le cerveau humain. Malgré cela, l'éléphant est l'un des seuls animaux – en compagnie de tous les grands singes (y compris l’homme), des cachalots et de quelques autres créatures- a avoir un gros cerveau par rapport à la taille du corps. Or, il existe un lien entre taille du cerveau et flexibilité mentale, pour ne pas dire intelligence.
Ainsi, chez l'éléphant d'Afrique mâle, le cerveau peut peser entre 4,2 et 5,4 kg contre 3,06 à 4,03 kg pour la femelle. Toutefois, cette différence dans la taille du cerveau entre les sexes n'est pas liée à l'intelligence. Chez les mammifères, la taille du cerveau a aussi un rapport avec la complexité et la richesse de la structure sociale. Des études de comportement des éléphants ont permis d’illustrer des actions très intelligentes chez des éléphants femelles, qui sont égales ou qui dépassent celles des éléphants mâles.
Étudier la taille du cerveau sans le mettre en rapport avec la taille du corps n'est généralement pas très utile. Compte tenu du fait que les femelles sont généralement plus petites que les mâles, la différence globale dans la taille du cerveau est sans conséquence. En outre, le cerveau et la conscience de la femelle sont très différents de celle d'un mâle. Les éléphants sont élevés pour interagir avec leur mère de manière très différente dès la naissance. Alors que les femelles forment un groupe très proche aux liens constamment maintenus entre membres, les mâles sont plus nomades par nature.
Fait intéressant, la croissance et le développement du cerveau de l'éléphant sont semblable à ceux de l’homme. Tant l'éléphant que l'homme naissent avec des masses cérébrales considérées comme petites. La masse du cerveau de l'éléphant nouveau-né est de 35% de celle de l'adulte, tandis que pour l’homme, le taux est de 26%. Ainsi, il y a une croissance et un développement considérables au fur et à mesure que l’animal grandit. Comme la masse du cerveau va augmenter, plus importante sera la capacité d'apprentissage des jeunes éléphants.

Aussi, sans surprise, les données recueillies à partir de ces détails anatomiques, ainsi que des études comportementales, suggèrent que l'éléphant est un animal très intelligent. Mais çà, on le savait depuis bien longtemps !